Un curry ne pique pas forcément. Le Curry Bombay est construit sur le curcuma, la coriandre et le fenugrec, avec la muscade, le macis et la cardamome en fond : de la couleur, de la rondeur, aucune brûlure. Voici comment le doser, avec quoi le cuisiner, et les trois erreurs qui le gâchent.
Une cuillère à café pour quatre
C’est le repère de départ. Le mélange est concentré : le fenugrec et la muscade se font sentir à faible dose. Si vous en mettez deux fois plus, vous n’obtenez pas deux fois plus de goût. Vous obtenez de l’amertume.
Goûtez à mi-cuisson. Ajustez d’une demi-cuillère si le plat manque de relief, jamais plus d’un coup.
Curry Bombay : 1 cuillère à café rase pour 4 personnes, en début de cuisson, 1 minute dans un peu de matière grasse chaude avant le liquide.
Il se cuit au début, pas à la fin
En début de cuisson, dans un peu de matière grasse chaude : huile, beurre, ghee ou crème de coco. Une minute à feu doux, le temps que le parfum monte. Puis le liquide ou les ingrédients.
Cette minute change tout. Les épices moulues gardent leurs arômes enfermés. La chaleur et le gras les libèrent. Sans ce passage, le curry reste en surface et laisse une impression poudreuse en bouche.
Composé pour la mer, juste sur les légumes
Poissons blancs, crevettes, moules, noix de Saint-Jacques : le Curry Bombay les parfume sans les couvrir. C’est pour eux qu’il a été équilibré.
Il fonctionne aussi très bien sur les légumes sautés ou rôtis. Courgettes, chou-fleur, carottes, pommes de terre. Une cuillère à café dans l’huile, puis les légumes.
Dans un ragoût ou sur une viande blanche, il tient sa place. Mais c’est avec le poisson et les légumes qu’il est le plus juste.
Trois accords simples pour commencer :
- Des crevettes sautées, Curry Bombay et lait de coco, dix minutes.
- Un chou-fleur rôti au four, huile d’olive et Curry Bombay.
- Des moules marinières, avec une cuillère à café de curry dans le vin blanc.
Les trois erreurs fréquentes
Le mettre à la fin. Ajouté sur un plat déjà cuit, le curry reste cru et poudreux. Il a besoin de la chaleur et du gras du début.
Le faire griller trop longtemps. Une minute à feu doux, pas plus. Au-delà, le curcuma et le fenugrec virent à l’amer. Le repère est l’odeur, pas la montre.
Trop en mettre. Un curry doux donne envie d’en ajouter. Résistez. La douceur est le propre du mélange, pas un défaut à corriger.
À retenir
- 1 cuillère à café rase pour 4 personnes.
- En début de cuisson, 1 minute dans la matière grasse chaude, puis le liquide.
- Poissons, fruits de mer et légumes d’abord. Pour une première fois : crevettes au lait de coco.
Les épices dont il est question
Curry Bombay, mélange doux, disponible en 25 g, 50 g et 100 g.
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